NASIJ veut adapter la formation aux besoins réels du textile tunisien

Le projet NASIJ, lancé avec un appui italien, réunit centres de formation et employeurs du textile pour mieux préparer les jeunes à l’emploi régional.

Yacine Bouzid Par Yacine Bouzid
3 min de lecture
NASIJ veut adapter la formation aux besoins réels du textile tunisien
Travailleuses à leurs postes de couture dans une usine de confection textile.

En bref

  • La convention du projet NASIJ a été signée à Tunis par quatre structures publiques et privées.
  • Le CFI de Sfax représente le secteur privé et coordonne les activités.
  • Le projet est financé via un programme de l’agence italienne de coopération.

Le projet NASIJ cherche à mettre les cursus de formation professionnelle en phase avec ce que réclament les industriels tunisiens du textile. L’acronyme désigne un dispositif consacré à l’insertion des jeunes dans cette branche, avec des alternatives pensées pour durer. L’accord de partenariat a été paraphé à Tunis le 20 octobre 2026, ce que relate Webmanagercenter.

Un projet adossé à la coopération italienne

NASIJ prend place dans un programme baptisé « Appui à la formation pour l’emploi des jeunes Tunisiens ». Ce programme est financé par l’AICS, l’agence italienne chargée de la coopération au développement. Le projet se décrit comme une démarche d’insertion professionnelle dont l’ambition est de redonner de l’élan à la filière du textile et de l’habillement.

Les gouvernorats de Monastir, Mahdia et Sfax sont les territoires visés en priorité.

C’est un communiqué de la Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement (FTTH), diffusé un jeudi, qui a porté l’information à la connaissance du public. La fédération est aussi à l’origine de la désignation du centre chargé de parler au nom des entreprises privées.

Le sigle NASIJ condense l’intitulé « Nouvelles Alternatives Soutenables pour l’Insertion des Jeunes dans le secteur textile ». Les termes choisis désignent des solutions nouvelles, une exigence de durée et un public précis, les jeunes, au sein d’une seule branche d’activité. Dans son article mis en ligne le 22 octobre 2026, Webmanagercenter qualifie le projet d’initiative d’insertion importante.

Les quatre signataires et leurs sigles

Le texte rassemble quatre structures : trois relèvent de l’emploi et de la formation, la quatrième porte la voix du secteur privé.

Sigle Désignation
ANETI Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant
ATFP Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle
CENAFFIF Centre National de Formation de Formateurs et d’Ingénierie de Formation
CFI de Sfax Centre de Formation Inter-Entreprises, représentant du secteur privé

Le CENAFFIF se distingue par son champ d’action : il forme les formateurs et travaille sur l’ingénierie de formation, c’est-à-dire sur la conception même des parcours.

Quatre jeunes adultes observant une machine à coudre dans un atelier de confection.
Un groupe de jeunes adultes s’exerce autour d’une machine à coudre dans un atelier de formation textile. Photo : Ron Lach / Pexels

Ce que fera le CFI de Sfax

La FTTH a choisi le CFI de Sfax pour représenter les entreprises du secteur et coordonner les activités du projet. Son rôle recouvre trois tâches :

  • travailler de concert avec les Bureaux de l’Emploi et du Travail Indépendant ;
  • mettre en place la sélection des candidats ;
  • accompagner les parcours, depuis la formation jusqu’à l’insertion.

Ces missions sont prévues pour l’avenir : le centre les assurera au fil de la mise en œuvre du projet.

Ce que NASIJ ambitionne pour les jeunes et la filière

Premier axe : faire évoluer les programmes de formation professionnelle afin qu’ils collent aux besoins concrets des industriels du textile. Second axe : offrir l’appui requis aux jeunes entrepreneurs et aux startups innovantes qui évoluent dans ce secteur.

Ces deux axes constituent des objectifs annoncés par le projet. Le nom même de NASIJ place l’insertion des jeunes au centre, et la présence du CFI de Sfax, désigné par la fédération du secteur, installe les entreprises du textile dans le dispositif de sélection et de suivi des candidats.

Le volet entrepreneurial ne se limite pas aux créateurs d’entreprise au sens classique : le projet cite expressément les startups innovantes du textile et de l’habillement. Quant à l’adaptation des programmes, elle part des besoins réels des industriels, et non d’une liste de compétences définie en dehors des ateliers et des usines.

Photo : EqualStock IN / Pexels

Yacine Bouzid

Formation, emploi, management et financement

Yacine Bouzid

Yacine Bouzid a été chargé de recrutement dans un cabinet spécialisé dans les métiers de la logistique près de Lyon. Il écrit sur l'emploi, la recherche de poste et l'évolution professionnelle, CV et entretiens compris. Il fait partie d'une association qui aide les jeunes de son quartier à préparer leurs premiers entretiens.