L’apprentissage a occupé une place centrale lors du déplacement de Sabrina Roubache à Loir-en-Vallée, dans la Sarthe, vendredi 28 août 2026. La ministre déléguée chargée de l’Enseignement, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage s’est adressée aux entreprises avec un message direct : recruter des apprentis et faire confiance aux jeunes qui choisissent cette voie.
En bref
- Sabrina Roubache s’est rendue à Loir-en-Vallée, dans la Sarthe, le 28 août 2026, pour une visite consacrée à la formation professionnelle et à l’apprentissage.
- La ministre a appelé les entreprises à recruter des apprentis, en liant cet accueil à la transmission des savoirs et à l’accès des jeunes à une expérience professionnelle.
- La Sarthe a enregistré 6 500 signatures de contrats d’apprentissage en 2025, contre 3 000 en 2018.
- Les crédits de l’apprentissage seraient préservés dans le prochain projet de loi de finances pour 2027, a déclaré la ministre lors de son déplacement.
La visite avait été organisée à l’invitation du sénateur de la Sarthe Louis-Jean de Nicolaÿ. Elle a réuni des représentants de l’État, des élus locaux et des acteurs des chambres consulaires autour de la formation professionnelle et de la voie professionnelle. Les éléments du déplacement à Loir-en-Vallée sont rapportés dans le compte rendu de la visite ministérielle en Sarthe.
Un appel aux entreprises pour accueillir des apprentis
La ministre a placé les employeurs au premier plan de son intervention. L’apprentissage repose sur un contrat qui associe une formation et une présence en entreprise. À Loir-en-Vallée, Sabrina Roubache a insisté sur la place des entreprises dans ce parcours, à la fois pour ouvrir une première expérience aux jeunes et pour transmettre les savoirs liés aux métiers.
« Il faut recruter des apprentis, vous en avez besoin pour la transmission des savoirs, pour leur donner leur chance. Il faut faire confiance à nos jeunes. »
Cette déclaration relie deux réalités concrètes de l’apprentissage : le jeune se forme dans un environnement professionnel, tandis que l’entreprise accueille une personne en cours de qualification. L’enjeu ne se limite donc pas au choix d’une formation. Il tient aussi à la possibilité de trouver une entreprise qui signe un contrat et accompagne ce parcours.
La question s’inscrit dans les enjeux de la formation professionnelle pour les jeunes générations, notamment lorsque l’orientation vers une voie professionnelle doit déboucher sur un cadre de formation et un employeur. L’appel formulé en Sarthe vise précisément cette articulation entre les choix des jeunes et la mobilisation des entreprises.

6 500 contrats signés en 2025 dans le département
Le déplacement a aussi permis de situer la place prise par l’apprentissage en Sarthe. Dominique Poglio, directrice académique des services de l’Éducation nationale, a indiqué que 6 500 contrats d’apprentissage avaient été signés en 2025, contre 3 000 en 2018. La comparaison donne une mesure précise de l’évolution enregistrée entre ces deux années dans le département.
La directrice académique a également annoncé que 38 % des élèves s’orientaient vers la voie professionnelle après la troisième en Sarthe. Ces deux données décrivent l’importance de la formation professionnelle dans les parcours locaux. Elles ne renseignent pas, à elles seules, sur les situations de chaque apprenti ou de chaque entreprise, mais elles replacent l’appel de la ministre dans un territoire où les contrats d’apprentissage sont nombreux.
Une orientation qui engage jeunes et employeurs
Pour un jeune, l’apprentissage suppose de rejoindre une formation et de signer un contrat avec une entreprise. Pour l’employeur, il suppose d’ouvrir une place à un apprenti dans son activité. Le message ministériel formulé à Loir-en-Vallée porte sur cette rencontre entre un projet de formation et une entreprise prête à recruter.
La ministre a ainsi présenté l’apprentissage comme un cadre où la transmission des savoirs se joue au contact du travail. Son intervention ne portait pas sur une mesure locale nouvelle, mais sur la nécessité, pour les entreprises, de donner leur chance aux jeunes qui s’engagent dans cette voie.
Des crédits annoncés comme préservés pour 2027
Sabrina Roubache a aussi déclaré que les crédits de l’apprentissage seraient préservés dans le prochain projet de loi de finances pour 2027. Elle a évoqué, dans le même temps, le maintien des crédits d’équipement destinés aux jeunes les plus fragiles, en CAP et en BEP.
Il s’agit d’une position exprimée lors de la visite et relative à un futur projet de loi de finances. Le texte budgétaire n’est donc pas présenté comme adopté. Cette précision donne néanmoins un élément de contexte aux employeurs et aux jeunes concernés par l’apprentissage : la ministre a affirmé vouloir préserver les crédits consacrés à cette voie de formation.
La présence de Sabrina Roubache en Sarthe a également été relatée par Ouest-France. Entre les 6 500 contrats signés en 2025 et l’appel lancé aux entreprises, le déplacement a remis au centre une condition simple de l’apprentissage : l’accès des jeunes à une entreprise qui accepte de les recruter.
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